Seiwa, quelques verres d’Harmonie

Mardi 29 Octobre, est née une cuvée que j’attendais de toute mon âme parce qu’elle porte sur son ventre un mot qui contient en lui tant de valeurs chères, de sens pour demain. En lisant le livre merveilleux « Sagesse d’ailleurs pour mieux vivre aujourd’hui », à sa toute fin, émerge une notion si forte que l’émotion est là. Seiwa né dans la bouche des indiens Kogis. Un peuple racine en respect profond de la terre et de chaque particule qui la compose. Seiwa nous parle d’une manière d’être au Monde, de respect de chaque être quelque soit son apparence (minérale, végétale, animale et humaine). Il nous dit qu’aucune Harmonie durable sous l’idée d‘Amour n’est possible sans ce respect là. Prenons-en de la graine, nourrissons nous de cette notion là et vivons là maintenant.

 

Vivre en soi cette notion et l’appliquer avec le cœur dans nos gestes quotidiens, nos choix alimentaires, nos aspirations d’aujourd’hui et demain…

Puisse Seiwa portait son message au cœur des moments de convivialité et de partage.

 

 

Il est né de grappes de Carignans noirs cueillis en 2017. Ce vin a été élevé ces deniers mois sous bois de manière trés tendre. Un vin noble et racé. Un vin de garde, un vin pour manger. Il est plein et suave. Nous l’aimons beaucoup et serons heureux de vous le présenter…

Petit plaidoyer d’autonomie, de liberté, de sens..

L’automne est une saison d’une telle générosité que j’ai besoin d’écrire. J’ai besoin de partager avec vous notre expérience depuis plusieurs années, si loin des messages de manque venant des médias.

Nous nous sommes remis au rythme de la nature depuis plusieurs années et je ne sais plus où donner de la tête et des mains tant l’abondance est grande en ce moment.

Un petit tour en forêt et ce sont les champignons et les châtaignes qui nous tendent les bras. Des châtaignes, quel cadeau. Certains anciens l’appelait le pain de leur région. Elle a nourri des générations et permis de survivre dans des moments difficiles et elle ne manque pas. Les châtaigniers, même abandonnés, donnent tant d’eux-mêmes. Soupes merveilleuses, pâtés, gâteaux, tartes…En ramasser une belle quantité permet de s’assurer  bien des repas délicieux et diversifiés!

Au printemps, ce sont toutes les salades sauvages qui peuvent nous permettre de passer des semaines avec un beau saladier de vert et de couleurs empli de saveurs et de bienfaits: pissenlits, doucette, ail des ours… Et l’ortie, quelle merveille. En soupe, tarte, pesto. Elle nous nourrit, nous rassasie, nous fait un bien fou!

Et les plantes aromatiques (thym, romarin, sarriette, menthe…), les fleurs pour colorer nos plats, prendre soin de notre peau, nos cheveux, nos émotions.

Qu’il est bon de se remettre en lien avec l’écho de Dame Nature et de ses rythmes, ses offrandes. Un panier, une marche en forêt, des trésors ici et là. Le temps de préparation à la maison. Quel beau message pour nos enfants. Que c’est simple et rassurant.

En choisissant le métier de vigneron sur une petite surface, nous avons aussi accepté le fait de diviser drastiquement nos revenus financiers mais de prendre le temps. Le temps de faire notre jardin, le temps des cueillettes sauvages, des transformations, le temps de prendre soin de notre santé. Le temps de cette richesse là qui est sans prix. Le temps de retour vers la liberté et l’autonomie.

Si vous veniez nous voir, nous partagerons avec vous nos connaissances des plantes sauvages, des recettes…La transition de Vie peut aussi commencer par les gestes les plus simples et élémentaires….se nourrir le corps et l’Âme.

 

Sept années de biodynamie, observations et sourires

En plein cœur de l’ébourgeonnage, nous touchons et choyons chaque vigne. Réalisant que voilà maintenant 7 années que nous arpentons, touchons, prenons soin, intimement de ces 4 hectares de vigne en montagne.

Nous nous disions avec Julien que le visage apporté par la biodynamie et des soins réfléchis en fonction du climat ont apporté à ces parcelles une lumière et une force magnifique. L’évolution qu’on nous prévoyait chaotique en passant pour certaines du conventionnel aux tisanes! a été doux et constructif.

Les rendement non loin de diminuer sont au contraire très respectables pour une terre qui n’est pas « nourrie ». Nous respectons et observons les cycles naturels du sol se vivifier et avec l’aide de la bouse de corne se dynamiser encore. Quelle merveille!

Toutes les plantes poussant, disparaissant, nous apportent des messages importants sur les nouveaux équilibres de la terre. Des fleurs apparues l’année dernière ont laissé place à d’autres nous prouvant la disparition de surplus ou de manques. La balance se fait petit à petit. Nous sommes ravis et pouvons désormais affirmer que la biodynamie est une alliée merveilleuse pour la terre, les êtres végétaux, les animaux et pour les agriculteurs.

L’expérience est la plus belle leçon.

 

L’affaire du siècle

Une action importante est en train de se jouer. Nous pouvons tous y prendre part car cela nous concerne toutes et tous. Les politiques ne changeront rien et seuls les citoyens peuvent semer les graines de la transition. Beaucoup sont déjà en marche depuis des mois, des années. Les choses doivent maintenant s’accélérer.

A côté de mouvements économiques, il y a une cause plus profonde et urgente, une cause qui nous parle de notre avenir et de celui de tous les êtres présents sur notre si généreuse planète.

Vous pouvez signer et propager…

https://laffairedusiecle.net

Haïku, invitation à la poésie

Voilà, les derniers flacons ont été adoptés et la maison parentale est vide. Nous attendons la naissance des enfants 2017 le 1er Mars. Arriveront tout frais « Maintenant » 2017, l’intrigant « En Marge » et « Haïku » 2017. Ce dernier n’est pas anodin et dans le monde actuel qui oscille entre deux chemins, l’évocation de poésie est un radeau au cœur de la noyade vers demain.

Voici des mots nés ce matin, que je partage avec vous.

 » La poésie, c’est quand le temps se donne à la beauté et que vient crever à la surface de notre conscience une bulle du mystère. L’impression que l’essence du Monde s’offre à nous. La poésie nous accroche au moment présent, nous traverse et va au fond, tout au fond, réveiller en nous, une manière de regarder, d’accueillir plus profonde, plus éveillée…

La poésie est un autre regard, de l’âme ou du cœur. D’où vient-elle? Y-a t-il un ange de la poésie qui souffle à l’oreille de ceux qui la reçoivent?

Lorsqu’elle est posée sur papier, elle ressemble à un assemblage de mots mais lorsqu’elle entre en nous, il se passe quelque chose, un état second nous happe. La poésie est vivante, elle chemine, elle veut exister. un monde de poésie ne peut être laid.

Beauté et poésie sont sœurs. Naissent elles l’une de l’autre? Une même volonté pour l’homme, un appui possible pour retrouver l’humanité, le subtil, la fragilité des choses.

Toujours un carnet à la main lorsque la poésie est là, l’écrire, lui donner matière car elle s’évapore. Elle est cadeau à l’âme que l’on attrape dans l’instant. Elle es le papillon de la littérature. Impalpable. Si on la fait rentrer dans un cadre, elle meurt. La poésie, une émanation subtile de la Vie ».

A vous et aux Haïkus…