Sept années de biodynamie, observations et sourires

En plein cœur de l’ébourgeonnage, nous touchons et choyons chaque vigne. Réalisant que voilà maintenant 7 années que nous arpentons, touchons, prenons soin, intimement de ces 4 hectares de vigne en montagne.

Nous nous disions avec Julien que le visage apporté par la biodynamie et des soins réfléchis en fonction du climat ont apporté à ces parcelles une lumière et une force magnifique. L’évolution qu’on nous prévoyait chaotique en passant pour certaines du conventionnel aux tisanes! a été doux et constructif.

Les rendement non loin de diminuer sont au contraire très respectables pour une terre qui n’est pas « nourrie ». Nous respectons et observons les cycles naturels du sol se vivifier et avec l’aide de la bouse de corne se dynamiser encore. Quelle merveille!

Toutes les plantes poussant, disparaissant, nous apportent des messages importants sur les nouveaux équilibres de la terre. Des fleurs apparues l’année dernière ont laissé place à d’autres nous prouvant la disparition de surplus ou de manques. La balance se fait petit à petit. Nous sommes ravis et pouvons désormais affirmer que la biodynamie est une alliée merveilleuse pour la terre, les êtres végétaux, les animaux et pour les agriculteurs.

L’expérience est la plus belle leçon.

 

L’affaire du siècle

Une action importante est en train de se jouer. Nous pouvons tous y prendre part car cela nous concerne toutes et tous. Les politiques ne changeront rien et seuls les citoyens peuvent semer les graines de la transition. Beaucoup sont déjà en marche depuis des mois, des années. Les choses doivent maintenant s’accélérer.

A côté de mouvements économiques, il y a une cause plus profonde et urgente, une cause qui nous parle de notre avenir et de celui de tous les êtres présents sur notre si généreuse planète.

Vous pouvez signer et propager…

https://laffairedusiecle.net

Haïku, invitation à la poésie

Voilà, les derniers flacons ont été adoptés et la maison parentale est vide. Nous attendons la naissance des enfants 2017 le 1er Mars. Arriveront tout frais « Maintenant » 2017, l’intrigant « En Marge » et « Haïku » 2017. Ce dernier n’est pas anodin et dans le monde actuel qui oscille entre deux chemins, l’évocation de poésie est un radeau au cœur de la noyade vers demain.

Voici des mots nés ce matin, que je partage avec vous.

 » La poésie, c’est quand le temps se donne à la beauté et que vient crever à la surface de notre conscience une bulle du mystère. L’impression que l’essence du Monde s’offre à nous. La poésie nous accroche au moment présent, nous traverse et va au fond, tout au fond, réveiller en nous, une manière de regarder, d’accueillir plus profonde, plus éveillée…

La poésie est un autre regard, de l’âme ou du cœur. D’où vient-elle? Y-a t-il un ange de la poésie qui souffle à l’oreille de ceux qui la reçoivent?

Lorsqu’elle est posée sur papier, elle ressemble à un assemblage de mots mais lorsqu’elle entre en nous, il se passe quelque chose, un état second nous happe. La poésie est vivante, elle chemine, elle veut exister. un monde de poésie ne peut être laid.

Beauté et poésie sont sœurs. Naissent elles l’une de l’autre? Une même volonté pour l’homme, un appui possible pour retrouver l’humanité, le subtil, la fragilité des choses.

Toujours un carnet à la main lorsque la poésie est là, l’écrire, lui donner matière car elle s’évapore. Elle est cadeau à l’âme que l’on attrape dans l’instant. Elle es le papillon de la littérature. Impalpable. Si on la fait rentrer dans un cadre, elle meurt. La poésie, une émanation subtile de la Vie ».

A vous et aux Haïkus…

 

Biodynamie et plaidoyer pour les plantes

Au fur et à mesure que nous avançons sur le chemin du Domaine, l’expérience acquise, les observations, les vignes se confient à nous, elles nous offrent leur confiance. Toutes ces petites parcelles de bonheur au cœur d’une nature préservée ont été adoptées après des modes de culture plus chimiques, moins humains, moins manuels dirons nous. Nous les avons accueillies rebelles et en colère pour certaines. Il aura fallu faire avec et partir prendre soin d’elles, le cœur calme et l’esprit chantant pour na pas chavirer nous aussi devant le manque d’amour dont elle avait fait les frais. Le soin constant, les apports de tisanes, de badigeon sur leurs plaies, la biodynamie menée en conscience a redonné leur bonne humeur à ces vignes.

Il existe des livres formidables mais aucun plaidoyer pour les plantes. J’attends le jour où l’on prendra en compte leurs droits au respect, à l’amour, au maintien de leurs besoins primordiaux. Et lorsque nous nous baladons, ne serait ce que dans la plaine minervoise, nous nous disons que toutes les vignes n’ont pas le même destin.

Hier, nous étions dans les syrahs dont né « Maintenant ». Qu’elles ont changé, qu’elles sont dociles et calmes maintenant. Tout comme une femme que l’on néglige et qui se rebelle, qui s’en va…ces vignes ne pouvaient partir! elles se rebellaient toutes vrilles dehors, ne se laissant pas facilement tailler. Depuis 4 années, nous leur offrons des robes de tendresse, des massages hivernaux et elles se sont épanouies. L’amour et la Biodynamie ne sont pas qu’au service des hommes mais redonnent aussi aux êtres de feuilles la lumière et la belle humeur.

A réfléchir maintenant si cette vibration ne nourrira pas le vin et ceux qui le boivent…

 

Mots pour la Terre, Mère

« La Terre, là où tout prend racine
Mon corps, celui de cette plante, de l’animal mon frère
La Terre, où se posent les pierres, les oiseaux, les mystères
La Terre qui porte en son sein toute l’abondance de l’amour
Pour nourrir le genre humain
La Terre où rien ne manque, où l’équilibre parfait
Ravit celui qui sait voir le beau, le subtil, la perfection de ce qui « est ».
Terre, notre mère
Que j’attends ce temps où mes frères et sœurs
Sauront en toi déposer leur cœur
Et qu’ils remplacent les écorchures, les blessures de « l’avoir »
Par des gestes tendres, des cueillettes conscientes
Rien de moins et rien de plus
L’équilibre des besoins
Un regard sur la fragilité de ce qui nous est donné.
Tu nous offres ton corps, ton âme
Et accepte avec l’infinie patience d’une mère
Nos égarements d’esprits adolescents
Tu patientes, attendant le jour
Où l’un après l’autre
Réveillés, les yeux écarquillés devant l’ampleur
De ce que notre émotion de peur a créé
Tu patientes, oui, oh Toi mère
Incarnant l’amour divin infini dans la matière.
Tu regardes sans jugement du tréfonds de tes couches
Nos âmes devenir…
Je sais, je le sens qu’il approche le jour
Où le soleil se lèvera sur une « Humanité » née
Où tes enfants humains devenus « grands »
Te tendront leur cœur et de leurs yeux baignés de gratitude
Se mettront en route vers ta guérison et la leur…
Et lorsque les oiseaux chanteront sereinement
Que le chasseurs et la proie ne seront plus
Que chaque être de feuilles, d’écailles, de plumes
Vivra une vie décente
Lorsque, oui, nous serons devenus conscients
Les coups deviendront des caresses
Les mines seront des jardins
Chacun entendra le refrain de la vie
Et nous serons sereins pour Demain »
Laure, Août 2017